Tribune – novembre 2019

Nous venons de vivre un drame : l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen a meurtri notre territoire.

Eu égard à l’ampleur et à l’importance du sinistre, il nous semble justifié qu’il soit reconnu par l’État comme Catastrophe Technologique, afin de permettre une indemnisation immédiate des victimes des dégradations.

Notre territoire métropolitain compte plusieurs entités dites « SEVESO, seuil haut » (55 en Normandie et 11 dans la MRN). Face aux risques mis malheureusement en lumière avec cet incendie, il est temps de créer un centre d’études expérimentales sur la problématique de sites classés présentant des risques industriels majeurs qui pourrait contribuer à revoir notamment le périmètre de sécurité et le système d’alerte.

Il est de l’intérêt du territoire et de ses habitants d’associer à cette démarche tous les acteurs, notamment les entreprises concernées, qui depuis des decennies portent le dynamisme écnomique de la Métropole.

Nous demandons aussi le développement d’un plan de suivi sanitaire sur une période pouvant aller de 5 à 10 ans afin de contrôler les éventuels effets sur l’homme et la nature avec une communication publique annuelle.

De ce drame, dont nous n’avons surement pas encore évalué toutes les conséquences, il faut tirer toutes les leçons pour que nous puissions tendre au risque le plus faible.

Nous remercions les sapeurs-pompiers, les forces de l’ordre et les salariés de Lubrizol qui ont par leurs actions écarté le pire.