TRIBUNE FEVRIER/MARS 2019

Alors que notre pays vit une période troublée, que la demande d’écoute et de considération est importante de la part de nos concitoyens, c’est le moment que le Président de la Métropole a choisi pour se rappeler de l’existence de ses 70 collègues maires ! Cette déconnexion entre les élus nationaux et les citoyens serait-elle à l’origine de ce réveil ?

Le timing du changement de la méthode de gouvernance proposé, à un an du renouvellement municipal, arrive bien trop tard. Cette démarche est un peu incongrue car qui peut dire aujourd’hui qui sera maire et Président Métropolitain lors du prochain mandat. Il faut savoir que dans un courrier, M. le Président de la Métropole nous propose « sans esprit partisan » de préparer les projets de la prochaine décennie. Nous aurions aimé que cet esprit préexistât à cette correspondance.  La relation communes/Métropole est primordiale, le conseil métropolitain n’étant que l’émanation des conseils municipaux. En tant qu’élus nous avons reçu mandat de représenter nos communes dans cette instance. Ce n’est donc ni au Président ni aux élus des autres communes d’imposer des projets sur le territoire d’une autre ville ou village. Les maires connaissent l’histoire de leur commune et leurs habitants, il faut donc que la Métropole leur fasse un peu confiance lorsqu’ils lui indiquent que l’orientation prise n’est peut-être pas la bonne.

Espérons que le changement de pied de la présidence ne soit pas seulement un effet d’annonce.