TRIBUNE – AVRIL 2018

Lundi 12 mars, nous avons eu l’occasion de débattre ou plutôt non, d’enregistrer et de prendre acte des décisions de transferts de certaines structures de Rouen vers la Métropole.
Au doigt mouillé, la Métropole a décidé une remise de 2 millions d’euros à la Ville de Rouen, au titre de charges de centralité.   Est-ce trop ? Est-ce insuffisant ? Décision prise sur quelles bases ?
Décidemment, la Métropole mène une politique étonnante. Depuis 2010 nous n’avons cessé de dire que la patinoire de Rouen, qui accueille les champions d’Europe de hockey, doit être d’intérêt communautaire alors que d’autres équipements beaucoup plus modestes le sont… Quel gâchis pour les finances rouennaises que le pouvoir politique en place ait attendu 8 ans pour finalement nous donner raison.
Faudra-t-il encore 8 ans pour entendre ce que nous clamons également sur le service public piscine? Piscines pour lesquelles une politique inéquitable s’applique. De la bouche même du président, il y aurait 12 millions d’euros de déficit structurel. Sachez que ce déficit est supporté par moins de 20 communes sur 71. Normal ? Pourtant il y a des solutions. J’en ai proposé 2 à débattre. Mais nous pouvons appliquer au président de la métropole cette maxime : «il n’y pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre».
Souhaitons qu’en 2020, une nouvelle majorité puisse entendre et mener une politique éclairée et clairvoyante.

Enfin, durant cette séance, le président nous a dit avoir « réquisitionné » la police pour empêcher quelques supporters du club de football historique de Rouen d’assister à ce conseil pourtant public. Mais au fait ! N’est-ce pas le maire de Rouen qui a les pouvoirs de police et non le président d’un EPCI fut il métropole ?

Gilbert Renard