Contrat de Plan Etat Région – intervention de Pascal Houbron

Conseil métropolitain du 15 décembre 2015

Monsieur le Président,

Comme nous le savons tous, le Conseil régional de Normandie a changé de couleur politique depuis dimanche.

Votre attitude nous montre que vous craignez une posture négative de la nouvelle majorité vis à vis de notre Métropole.

Mon intervention a pour but de vous rassurer sur les intentions de la nouvelle Région quant au projet métropolitain financé par la Région, au travers du CPER aujourd’hui présenté.

Le premier point que je veux affirmer, c’est le principe de continuité démocratique.

Tout ce qui a été adopté par l’ancienne majorité de gauche n’est pas à rejeter, et nous considérons qu’il faut respecter cet engagement contractuel, même si la nouvelle collectivité pourra souhaiter un avenant ou des modifications pour tenir compte de ses propres engagements pris dans le cadre de son projet accepté par les Normands.

On peut préciser que notre méthode nouvelle de travail consistera à partir des projets de territoires, et que la Région sera accompagnatrice, et non l’inverse comme cela était le cas jusqu’alors : la Région fixait ses critères et les collectivités « demanderesses » devaient s’y soumettre, même si cela ne correspondait pas aux aspirations des élus locaux.

C’est d’ailleurs une des raisons qui expliquent aussi pourquoi les territoires ne « tiraient » pas tous les crédits mis à leur disposition par la Région… car trop éloignés des préoccupations des territoires ruraux en grande partie.

Notre groupe propose que nous adoptions ce rapport, en acceptant la discussion lorsque le nouvel exécutif sera mis en place.

Nous ne pouvons – en effet – nous permettre d’attendre quand on appréhende le contexte économique actuel dégradé.

J’en profite pour vous confirmer que les objectifs de la nouvelle majorité régionale sont la recherche d’équité de traitement des territoires ; du respect des élus locaux dans l’élaboration de leur projet de territoire ; et d’un conventionnement revu au fil du temps avec les collectivités.

Nous ne devons pas avoir peur de la région, mais au contraire avoir la volonté de travailler avec elle dans l’intérêt général, comme avec le département également.

Les nouveaux élus régionaux ont bien conscience que la Normandie ne sera plus forte que si elle possède une Métropole ouverte sur le reste du territoire, attractive et dynamique.

Nous ne voulons pas d’une Métropole résistante, fermée sur elle-même, avec des projets d’équipements et d’investissements qui ne correspondent pas aux attentes de nos habitants.

Cette nouvelle donne politique nous oblige tous à revoir notre mode de fonctionnement et pourquoi pas de gouvernance.

Nous resterons une opposition constructive et vigilante, en matière de gestion, comme dans le domaine des investissements.

Il est encore temps, Monsieur le Président, d’imaginer une Métropole où tous les acteurs de la vie économique, sociale, culturelle, sportive et politique se sentent plus impliqués et reconnus dans un projet métropolitain audacieux, tourné vers l’emploi et l’attractivité de toutes les communes qui la composent.